Quel bonheur chaque fois que la lumière se fait sur les illusions qu’on nous présente. Par un effet d’imprudence ou un excès de confiance, je m’étais pris au jeu de cette histoire de « monde d’après », à y réfléchir, à me renseigner sur ce fameux Great Reset, à me demander ce qu’on nous préparait. Mais le monde d’après quoi enfin ? Personne ne le dit. Le monde d’après le covid ? Le monde d’après tout le reste de l’Histoire ? Le monde d’après la civilisation greco-romano-judéo-chrétienne ?

Le monde d’après rien du tout oui ! Le monde d’après est une supercherie, un délire collectif, un leurre à la véritable espérance, un ersatz de vie. Je redoute presque de te perdre, ami lecteur, en disant simplement ce dont je suis certain : Jésus est le chemin, la vérité et la vie. Rien dans son enseignement ne nous appelle à reporter aujourd’hui, à attendre un monde d’après, terrestre en tout cas. S’il y a un monde d’après à attendre ce sont bien les cieux nouveaux et la terre nouvelle qu’Il instaurera à son retour triomphant.

C’est marrant d’ailleurs, dans notre siècle si pressé de jeter aux orties tout ce qui ressemble de près ou de loin à l’Evangile, que l’idée qui germe dans cette période relativement obscure, c’est celle d’un monde d’après. Ouvrons les yeux, ce monde d’après c’est celui du Christ en gloire. En attendant, on se démène pour hâter son retour à coup de prière, de charité et d’espérance pour qu’au moins, autour de chaque chrétien, se crée un micro écosystème où l’on se dise « ça serait pas mal quand même si c’était partout et toujours comme autour de lui ».

Ça pue la mort

Ce délire collectif est mortifère parce qu’il génère deux pensées bloquantes, ces cochonneries qui sont des empêchements de la morale ou de la raison à faire ce que nous devrions. La première pensée bloquante induite par cette illusion est qu’il faut attendre autre chose que ce qui nous est présenté aujourd’hui. Pourtant, le Notre Père, mère de toutes les prières, est très clair : « donne- nous aujourd’hui notre pain de ce jour » ! Non pas « donne-nous un autre pain que celui-ci ». La seconde est plus sournoise. La mise en place du monde d’après est attendue de l’extérieur. « Quelqu’un » ou « quelques-uns », d’autres que nous-mêmes en tout cas, nous prépareraient ce monde d’après aux contours à jamais flous, nous plongeant dans une attente inquiète, nous conduisant parfois à des recherches sans fin, pris dans la Toile, pour trouver qui œuvre en fond et dans quel but.

Que tout cela pue ! Ça pue la mort, l’enfermement, l’irresponsabilisation. Je suis chrétien, je suis libre, aujourd’hui et pour toujours, et j’attends le retour du Christ en œuvrant pauvrement, certes, mais porté par l’Esprit Saint dans la prière, à mener une vie conforme à l’Evangile.

Peu m’importe qu’on soit en temps de guerre ou de paix, de maladie ou de bonne santé, de disette ou d’opulence, d’oppression ou de respect, même si forcément c’est mieux quand tout va bien. Sérieusement, le fait qu’on m’impose de faire mes courses avant 18h ou que j’ai besoin d’un papier pour faire du sport n’a pas donné à d’autres les rennes de ma vie, ma capacité à me guider, à faire le bien, à devenir ce que je suis.

L’Histoire est peuplée de gens qui ont connu ces périodes de contraction de leurs libertés ou de maladie et faisant preuve pourtant d’une liberté totale. Nous sommes leurs successeurs ! Quittons les tombeaux de la pensée de ce siècle. Je finis avec le cri de William Wallace !

La Mouche du Coche

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